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Message à l'adresse de Perle. Bonjour et Bravo pour Votre idée. Souhaitons que ce magazine puisse ensuite avoir des répercutions auprès des pouvoirs publics et autres instances ; souhaitons surtout qu’il conduise à une plus ample prise de conscience sur le martyr des animaux... Ho, bien sûr, d’aucuns sont révoltés, des contrôles ont lieu, des lois existent, des chartes sont rédigées, calligraphiées, enluminées et encadrées, fixées sur un mur entre deux affiches d’information afin d’orner l’entrée des salles de club. Malheureusement, ces contrôles ne sont pas toujours faits ; les lois relatives à la protection des animaux n’ont du reste aucun impact dans certains pays. Je suis Moniteur d'Equitation et il m'est Personnellement arrivé de dénoncer des établissements auprès de la SPA et autres structures, telles La CHLEM, les Haras ou encore la DDSV... Pour ma part, en dehors des gens de la CHLEM, je ne les ai pas toujours vus se déplacer. Alors les contrôles.... Régulièrement, j’offre mes services à une association vouée à récupérer et sauver des Chevaux et des Chiens qui ont été maltraités. Concernant les Chevaux, dans certains cas le seul et plus grand service que nous sommes en mesure de leur rendre est une retraite anticipée, un repos définitif, et cela concerne parfois de jeunes sujets, quand l’euthanasie n’est pas la seule solution qui reste afin d’abréger leurs souffrances. Si l’on ne connaît pas toujours leur passé avec exactitude, on parvient tout de même, en observant leur comportement et leurs réactions, leurs réponses à nos attouchements, à nos gestes, à notre voix, à cerner ce qu’ils ont pu subir auparavant. D’infinies précautions doivent alors être observées, la moindre petite mauvaise action de notre part pouvant faire resurgir en eux de très mauvais antécédents, avoir de graves conséquences, non seulement sur la possibilité de les remettre en confiance, de les éduquer au point de pouvoir les confier ensuite à des clubs ou bien à des particuliers, mais aussi sur notre propre sécurité. Beaucoup, parmi ceux et celles qui liront mon courrier, savent très bien de quoi je parle ici. Le bilan est parfois désastreux, j’avoue que j’ai souvent beaucoup de mal à cerner la nature humaine. Je connais des clubs où les Chevaux vivent un véritable martyr quotidien. Martyr du point de vue des conditions d’hygiène et de sécurité de leur lieu vie, du point de vue des soins qu’ils reçoivent, plus exactement des soins qu’ils ne reçoivent pas, du point de vue également des méthodes d’éducation, des conditions dans lesquelles se déroulent les activités et le travail qui leur sont imposés. Or, ils n’arrive jamais rien à ces établissements, pas de contrôle, ou si peu, en tout cas pas de suite, ce en dépit des nombreuses dénonciations dont ils font l’objet. Le plus navrant, ce qui me révolte le plus, réside en ce que ces clubs ont et continuent parfois à avoir des clients, sans oublier que des professionnels des Ecuries et des Enseignants acceptent d’y travailler, ceci, chose plus grave encore, en toute connaissance de cause. Je ne suis franchement pas persuadé de la sincérité, de la passion et de l’amour que les uns et les autres prétendent vouer aux Chevaux. Si c'est là leur façon d'aimer, je n’envie pas leur entourage et espère qu’ils n'auront jamais d'enfants... Désolé pour ces propos... Le fait de ne pas aimer les animaux est une chose. Prétendre en posséder, en accueillir pour prendre en charge leur vie et leurs soins, sans les aimer vraiment ni être sincère envers eux, en est une autre. Ou alors je ne comprends décidément rien. Par expérience, je reste cependant convaincu d’une chose : ne pas aimer les animaux signifie souvent que l’on n’est pas plus sincère avec les gens. C’est juste mon avis mais je suis certain que beaucoup pensent ainsi. A côté de cela, je connais aussi des établissement qui ont peu de moyens mais où les Chevaux sont heureux, parfaitement bien traités, éduqués avec beaucoup de talent et de respect, où les dirigeants, tout en se contentant de peu pour eux-mêmes, se "saignent à blanc" afin d’assurer le bien être de leur animaux mais qui, pour un brin de paille qui traîne au sol, pour la longueur d’un manche de fourche ne répondant pas aux normes, se retrouvent avec toute une armada de contrôleurs en tous genres, avec mise en demeure de remettre les volets en état, de repeindre les portes des boxes ou des WC avant telle date... Je Vous assure que ceci est la réalité, je l’ai vu… Autre point important et que souligne, à juste titre, Monsieur Thierry Georgeton, dans l’article consacré au drame vécu par sa jument Quamille, propos que je me permets de retranscrire ici : « Il ne faut pas oublier que dans les textes de lois, les animaux sont placés au même titre que de vulgaires meubles. C’est pourquoi même si les coupables sont finalement retrouvés, leur punition sera malheureusement bien moindre par rapport à la barbarie de leurs actes. Pour un grand nombre de personnes, leurs animaux font partie de la famille, mais aux yeux de la loi, ils ne sont pas considérés comme tels. Une telle tragédie devrait contribuer à faire évoluer la place des animaux dans la société et surtout aux yeux des autorités… ». A mon sens, c’est là que votre magazine peut avoir toute son importance. On peut en effet espérer qu’il aura un impact sur les pouvoirs publics en vue d’une révision de ces lois.
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